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Vos Questions les plus Fréquentes (FAQ)


Forum Aux Questions les plus fréquentes

dimanche 2 juillet 2006, par Esteban


Forum Aux Questions


  • FAQ : Questions les plus fréquentes et début de réponses

-  Comment en savoir plus sur les éditions Le p’tit gavroche et ses guides alternatifs, thématiques ou régionaux ? : [1]

-   Qu’est-ce qu’un média alternatif ? : [2]

-   Pourquoi ce site ? Cette association de promotion des alternatives et des médias ? Que reprochez-vous aux médias conventionnels et/ou aux mass médias ?  :  [3]

-   Que proposez-vous ? :  [4]

-   Quels sont vos critères de critiques des médias ? :  [5]

-   Qui êtes-vous ? Combien ? Quel parcours ? : [6]

-  Votre site est-il en "copyleft" ? : [7]

-   Comment s’abonner à votre lettre d’informations ? :  [8]

-   Etes-vous en lien avec d’autres structures, associations ou contacts de critiques constructives des médias ? Si oui lesquels ? : [9]

-   Comment peut-on vous aider et/ou participer à vos activités, à ce site-ressources sur l’information alternative ? :  [10]

-   Que pensez-vous des journaux gratuits ? Quel regard portez-vous sur eux ? :  [11]

-   Qu’est-ce que vous appelez la « sarkourtisanerie » ? : [12]

-  Comment vous contacter ? :  [13]

-   Autres questions libres :


Forum Aux Questions fréquentes (FAQ) et les réponses



- Autres questions libres :


(JPEG)




(GIF) Création du site : Grégory Lasserre
http://le.quartier.free.fr


Sous licence GPL avec Spip.


[1] Comment en savoir davantage sur les éditions Le p’tit gavroche et ses futurs guides alternatifs, thématiques ou régionaux ?

-  En cliquant ICI sur éditions Le p’tit gavroche

Merci !

[2]

Qu’est-ce qu’un média « alternatif » ?

C’est un média autonome financièrement qui porte un regard constructif et/ou critique sur la société marchande et pyramidale dans laquelle nous vivons. Il diffuse :

1. Une information libre de droit d’auteur, non marchande, en copyleft,

2. une information non « événementielle »,

3. une information simple (mais pas simpliste), lisible et compréhensible par toutes, un média populaire (mais pas populiste),

4. Des sources diversifiées et recoupées pour une information fiable,

5. Une publicité possible mais limitée, plutôt culturelle et informative, et non idéologique (donc plutôt une publicité pour des festivals, concerts, avec dates - mais pas de produits de multinationales, ni voitures ni cartes de crédit, téléphones portables, etc ...)-

6. Une information constructive, qui nous permette de réaliser des choses par nous-mêmes, avec notre tête ou avec nos mains. Exemple : un article sur les déchets actuels, expliquant comment faire de la récup’ aujourd’hui (par le Réseau des recycleries et ressourceries notamment) pour réduire ce volume de déchets, pour s’équiper à petit prix grâce à cela, et moins consommer.

Pour la lectrice et le lecteur, c’est constructif, et à la fin de l’article elle a des idées pour "révolutionner" sa vie, et réduire son impact sur la planète, mine de rien.

-   L’autonomie financière : Un média qui serait peu voire pas du tout dépendant de la publicité, des annonceurs et de sources d’argent extérieures au média (pas de multinationales ou d’entreprises douteuses actionnaires, pas ou très peu de subventions),

[3] Pourquoi ce site ? Cette association de promotion des alternatives et des médias ? Que reprochez-vous aux médias conventionnels et/ou aux mass médias ?

  • Pour répondre :

-   à une déformation : des images de banlieues ou de clochards (les « SDF ») tournées par des journalistes prétendants montrer la “ réalité ”, alors que la seule présence des caméras et de journalistes officiels déforme et influence le “ réel ” censé être observé “ objectivement ”,

-   à une désinformation : la soi disante « nécessité » de la “ croissance économique ” pour faire notre bonheur, l’erreur médiatique sur le “ bagagiste ” de Roissy en 2001, la fausse agression du RER B en 2004..., et bien d’autres encore,

-   à une surinformation : de plus en plus de chaînes de télévisions avec le câble et bientôt la télévision numérique terrestre (TNT), de plus en plus de médias, mais de moins en moins d’investigations, d’informations vérifiées, abouties, sérieuses et surtout utiles socialement (pas de contacts à la fin des reportages ou articles pour aller plus loin, pour agir),

-   à un formatage des (futurs) journalistes, à l’œuvre dans les écoles et instituts de journalisme (CFPJ, IUT, Sciences Po Paris...), reconnues notamment par la convention collective,

-   au formatage des informations passées au filtre très subjectif du « ça n’est pas d’actualité » ou « ça n’est pas un événement », alors qu’il suffirait souvent qu’un média confrère ou que l’AFP en parle pour que cela le soit, et que les autres médias suivent le pas ; en outre les journalistes tombent du coup fréquemment dans le piège des « événementiels » organisés tout spécialement pour eux par les professionnels de la communication, qui savent qu’un bon article gratuit cautionné par un journaliste vaut mieux souvent qu’une publicité payante.

-   à un journalisme de marché, dépendant (trop) des lois de l’économie capitaliste, de la publicité (et pas assez des attentes et des ventes au numéro), et où l’on négocie encore souvent un article en échange d’un achat d’espace publicité par un “ annonceur ” dans le média en question, par exemple. La multiplication des « publi-rédactionnels », « infomercials », « communiqués », et autre « encarts publicitaires » (dans Le Monde ou Libération) nuit considérablement à la lisibilité de l’information ;

-   à la loi de l’audimat qui privilégie la quantité (de lectrices & lecteurs, de spectatrices & spectateurs) à la qualité (des programmes, émissions, articles, dossiers, investigation...),

  • Pour :

-   Pour donner à voir et à comprendre d’autres façons de trouver, de produire de l’information plus “ libre ”, de l’acheminer jusqu’au public (par tous moyens et canaux : voie orale, écrite, visuelle, électronique...),

-   Pour donner du sens à la vie, face à tout ce fatras de pseudo “ nouvelles ” produites et qui n’ont de nouvelles que le nom (remixage d’éléments de la veille en changeant l’ordre des “ informations ” des autres médias classiques),

-   Pour démystifier les soi disantes “ actualités ” ou “ événements ” (voir l’essayiste François Brune), qui ne sont que des constructions journalistiques, résultat de politiques de com’ du gouvernement en place, de choix éditoriaux de médias dominants (TF1, Le Monde, etc...),

-   Pour montrer la biodiversité de médias “ alternatifs ” qui ne détiennent certes pas “ la vérité ” sur tout, mais qui osent d’autres manières d’informer, plus librement, sans la pression de l’Etat français, des corporations industrielles et de la publicité .

[4]

Que proposez-vous ?

Ce modeste site se veut être une plate-forme de ressources, de pratiques et d’aides pour qui veut comprendre comment s’informer plus librement, en confrontant et élargissant ses sources, en étant plus libre financièrement, en donnant des pistes, des contacts, adresses, lieux-ressources et lieux de stages...

Vos informations, remarques, questions sont les bienvenues, n’hésitez pas à nous les adresser !

[5] Quels sont vos critères de critiques des médias ?


Les critères de sélection des médias alternatifs sont notamment :

-  la présentation d’alternatives et de critiques constructives face à la société capitaliste, avec adresses et propositions constructives,

-  l’autonomie financière du média, sa gestion saine sans l’influence de multinationales ou d’entreprises polluantes (par exemple sans le marchand de canons Dassault, sans Lagardère ou EDF),

-  l’absence de publicités nocives (par exemple pour des "cartes de crédits" ou pour le nucléaire),

-  le fonctionnement horizontal du média, sa structure démocratique, égalitaire,

-  la diversité et la transparence de ses sources d’informations,

-  la pratique de l’information libre, par exemple en copyleft (reproduction possible d’une information, gratuitement en citant la source et son adresse)

Tout média correspondant à au moins un de ces critères est invité à nous écrire, en joignant une présentation de sa structure, et à nous envoyer un exemplaire récent de sa publication ou lettre électronique (le nouveau numéro paru de préférence), avant le 1er avril 2006 dernier délai (date de bouclage), afin que nous puissions le chroniquer dans le guide.

[6] ________________________________

Qui êtes-vous ? Quel parcours avez-vous suivi ?


  • L’équipe de l’association :

L’équipe est actuellement constituée de sept personnes, toutes bénévoles, qui participent à la rédaction du guide et du site, avec parfois une spécialisation mentionnée.

Certains d’entre nous sont passés par un IUT de journalisme en France, mais dont nous sommes toutes sorties déçues. Il nous semble qu’une formation journalistique devrait au minimum savoir se remettre en question en permanence pour ne pas tomber dans le piège du formatage des cerveaux, de l’expression et des styles. Ce n’était pas le cas. Il y a déjà suffisamment de clones dans les médias actuels, nous n’avons pas besoin de les multiplier.

Une ouverture d’esprit et un esprit critique et d’autocritique, voilà ce que nous recherchons !

L’équipe est donc notamment composée de :

- Antoine (Nantes), rédacteur,

- Emilie (Lyon), illustratrice,

-  Wlad (Lyon), maquettiste,

- Esteban (Lyon), coordinateur du projet de maison d’édition sous forme associative (les éditions le p’tit gavroche), et du Guide des médias alternatifs, et animateur du site guidaltern.org,

- Fabien (Nouméa, en Nouvelle Calédonie), journaliste, webmaster,

- Guillaume G. (Lyon), étudiant, sur les mouvements de promotion de la non-violence et leurs publications,

- Quentin, rédacteur et bénévole, proche de la Confédération paysanne,

- ** D’autres personnes seront amenées à nous rejoindre dans cette aventure et dans cette association : si vous êtes intéressées, contactez-nous à : ptitgavroche@gmail.com (pas de spams svp, merci !)

[7]


Votre site est-il en "copyleft" ? Si oui pourquoi ?


* Pour celles et ceux qui ne connaissent pas le principe du copyleft, une petite explication : "copyleft" est à l’origine un jeu de mot, difficile à traduire. En effet en anglais le droit d’auteur sur une copie se dit "copyright". Ce terme est aujourd’hui utilisé pour décrire une publication libre de droit, ou avec des droits ouverts sous conditions mais le plus souvents gratuites pour toutes, à condition de ne pas en faire d’utilisation commerciale et d’indiquer la source, selon les cas.

Oui, notre site est en "copyleft", et effectivement à condition d’en indiquer la source comme ceci :

-  « Source : le site www.guidaltern.org, Contact : association le P’tit gavroche, 3 bis rue des lilas, 69008 Lyon, France. Courriel : ptitgavroche@gmail.com »

Et si nous sommes pour le copyleft, c’est parce qu’il nous semble que l’information doit circuler plus librement et ne pas devenir une marchandise.

Nous tenons en revanche tout particulièrement à voir notre contact indiqué comme source, car nous voulons rester en contact avec les personnes qui auraient apprécié notre travail, passionnant, mais long et minutieux de recensement de ces quelques 500 médias alternatifs que nous avons classés et chroniqués sur Guidaltern.org . C’est un juste renvoi d’ascenseur : nous vous aidons à vous informer plus librement, grâce à notre Annuaire thématique de médias notamment, et vous nous aidez à nous faire connaître en indiquant nos coordonnées à la fin de votre article. Une belle réciprocité ...

Voilà, merci bien de votre compréhension !

[8]


Comment s’inscrire pour s’abonner à votre lettre d’informations ?


Simplement et gratuitement, en cliquant ICI sur : http://listes.samizdat.net/sympa/subscribe/guidaltern_l

Vous la recevrez ensuite en moyenne une à deux fois par mois, dans votre boîte à lettres électroniques. Vous pourrez vous en désabonner selon les mêmes conditions, aussi simplement.

** Merci aux membres de Samizdat, notamment à Pedro, d’avoir accepté d’accueillir notre liste de diffusion et cyberlettre d’informations sur le serveur de Samizdat.net !

[9]


Etes-vous en lien avec d’autres structures, associations ou contacts de critiques constructives des médias ? Si oui lesquelles ?


Oui : de nombreux contacts avec des organisations, des observatoires et des médias sont en cours, et des rencontres sont programmées, notamment à Paris, mais il est encore trop tôt pour en parler ou pour donner des noms de partenaires officiels. Les choses vont se faire petit à petit, au fur et à mesure des rencontres.

Nous vous tiendrons au courant des avancées de ces liens sur ce site et par la cyberlettre d’informations (voir ci-dessus pour s’y abonner).

[10]


Comment peut-on vous aider et/ou participer à vos activités, à ce site de ressources sur l’information alternative ?


Et bien par exemple :

* en nous suggérant des liens, des structures ou des médias alternatifs, des sources d’informations pertinentes, des sites ou blogs riches,

* en parlant de ce site et de ses objectifs à vos ami-e-s , vos proches ou collègues intéressés par ces sujets,

* en référençant ce site sur votre blog ou site internet (si vous en avez un) pour nous faire connaître,

* en nous aidant par l’envoi de jolis timbres postaux - qui nous font cruellement défaut pour nos envois de courriers, lors de nos Mises à jour de coordonnées régulières,

* ou en nous aidant financièrement (en envoyant un chèque du montant de votre choix, à l’ordre de : le p’tit gavroche, 3 bis rue des lilas, 69008 Lyon, France),

* en diffusant nos flyers de présentation de l’association le p’tit gavroche ...

Il existe beaucoup de manières de nous aider concrètement. Vos autres propositions sont les bienvenues écrivez-nous ! courriel : ptitgavroche@gmail.com

[11] Que pensez-vous des journaux gratuits ? Quel regard portez-vous sur eux ?

On a souvent critiqué de façon hypocrite ou injuste ce que l’on surnomme les « journaux gratuits » (à parution quotidienne) : quelqu’un comme Serge July, ex directeur du quotidien Libération, compare souvent « son » journal à d’autres journaux des Etats-Unis et rêve ouvertement de voir Libé financé comme certains d’entre eux à 80 % par de la publicité. Libé est trop souvent constitué pour une bonne part de pauvres dépêches AFP clonées, copiées-collées dans la maquette, de « faits divers » pour faire diversion, de publicités douteuses (voire de véritables placards à pub, pour des montres par exemple), et de partenariats avec des industriels et des banquiers (hier avec l’industriel M. Seydoux, aujourd’hui avec le banquier M. Rothschild par exemple).

Une fois cette première et modeste mise au point effectuée (avec cet exemple du quotidien Libération, mais cela vaut pour d’autres journaux et quotidiens comme Le Monde ou le Figaro), que peut reprocher le directeur de Libé aux « gratuits » ? D’avoir du succès auprès d’une population qui ne veut pas payer un euro vingt pour un quotidien jadis sans pub et dont la qualité s’amoindrie ? D’avoir un format plus petit et pratique, lisible rapidement et aisément dans les transports en commun ? D’avoir du succès auprès des jeunes (cœur de cible de Libé ?), eux qui boudent une partie de la presse payante ? D’être largement distribué et diffusé et lu dans des zones cruciales où Libé n’est pas : les bouches de métro de grandes métropoles ? Quand l’on compare 20 minutes ou Métro à Libé, on comprend de plus en plus pourquoi certaines personnes délaissent la « version payante » des quotidiens nationaux.

Si des journaux comme Métro, 20 minutes ou Lyon Plus/Marseille Plus ont effectivement des défauts non négligeables (par exemple leurs sources d’informations, leur conformisme, leur suivisme, leurs raccourcis), les dirigeants de la presse payante ne sont pas toujours les mieux placés pour les critiquer. D’ailleurs de plus en plus de quotidiens payants en viennent à s’associer à des gratuits (comme le quotidien Le Monde et 20 minutes avec ses imprimeries) après les avoir sévèrement critiqués, à tisser des partenariats avec eux, voire à lancer leur propre journal gratuit localement (Lyon Plus par le quotidien Le Progrès, Marseille Plus par ... La Provence ?).

N’oublions pas non plus que dans de nombreuses villes, les journaux gratuits, sous leurs différentes formes, contenus et fréquences, jouent un rôle essentiel dans la diffusion de l’information (culturelle notamment) auprès d’une partie de la population qui ne veut ou ne peut pas s’abonner ou acheter régulièrement des journaux payants.

Ces journaux (culturels) sont très nombreux, assez souvent de qualité (mais pas toujours..) , et travaillant assez souvent avec de vrai-es journalistes. A Lyon, il y en a par exemple au moins six : l’hebdo culturel Le Petit bulletin, le mensuel culturel 491, le musical CMTRA, Trublyon, Kiblind, Lyon Plus, Paru Vendu (édition régionale)... Ils ont une place intégrée dans les habitudes des lectrices et lecteurs, ils sont lus, connus et reconnus. Ils jouent même le rôle d’une sorte de « service public » dans certains cas, par leurs informations pratiques.

En bref : messieurs et mesdames les dirigeant-e-s, les cadres et les journalistes de la presse payante, ne crachez pas dans la soupe avant d’aller en boire. Regardez en face vos publications, honnêtement, avant de jeter les « gratuits » dans la fosse. Regardez en particulier les (lamentables publicités (idéologiques, toxiques, radioactives avec EDF...) qui inondent vos journaux, nous incitant à (sur)consommer, sur une planète dont les ressources sont pourtant limitées (en eau, en énergies fossiles, en acier...).

Regardez le directeur du Monde, M. Colombani, monsieur « Nous sommes tous Américains » (sic), faire la cour au marchand d’armes Lagardère (proche d’EADS, pôle notamment d’aviation militaire), à l’industriel M. Pinault (un ami de Chirac depuis au moins 1995) ; regardez le marchand de canons et de chars Dassault rachetant symboliquement le groupe de médias Socpresse, pleurant sur ses 70 heures de « travail » hebdomadaires (payées combien ?), et faisant la morale publiquement dans « ses » publications fin 2004. Regardez-les et dites-nous s’ils ne sont pas à critiquer vivement avec ces précieux outils dont disposent toutes vos salarié-es, vos collègues : un cerveau, des synapses pour établir des liens, des sources d’informations larges faciles à recouper, des ordinateurs puissants. Allez maintenant au boulot !

[12] Qu’est-ce que vous appelez la « sarkourtisanerie » ?

La « sarkourtisanerie » est une maladie textuellement transmissible (surtout en milieu journalistique). Très fréquemment répandue chez les journalistes et les communicants, elle consiste à ouvrir de larges colonnes et à flatter dans le sens du poil tous les faits et gestes de M. Sarkozy, actuel président de l’UMP en 2005. Pourquoi accorder autant d’importance à cet homme alors que bon nombre de leaders politiques peinent ou tardent à se faire entendre dans les médias ? Pourquoi lui encore et toujours plutôt que d’autres « leaders » (MM. Bayrou, De Villepin, Buffet, Besancenot, Laguiller...) ? Pourquoi apporter autant de soutien médiatique à quelqu’un de déjà autant connu ? La lepénisation des esprits et les discours « sécuritaires », alimentés au quotidien par les médias, doivent-ils bénéficier d’autant d’indulgence ? L’ex « premier policier de France », homme-sandwich des flash-balls en banlieues, n’est-il pas l’héritier si peu discret de la fortune électorale du « 21 avril 2002 » de M. Le Pen ?

Ce n’est pas tant l’épouvantail « Le Pen » qui est dangereux, mais ses idées disséminées au cœur des esprits et dans les programmes du gouvernement et de beaucoup d’autres groupes politiques (à gauche comme à droite). Et ce n’est certainement pas un programme politique répressif du type « un flic pour dix français » (nous caricaturons ? à peine...) qui va pacifier ou améliorer la vie quotidienne des gens. Les inégalités sociales, elles, ne diminueront pas ainsi en tout cas, pensons-y.

-  « Oui, mais si nous parlons autant de M. Sarkozy, c’est parce que c’est un homme qui compte dans la vie politique française, et puis c’est un futur présidentiable », nous rétorqueront certains « sarkourtisans ».

Mais qui en a fait cet homme-là, et ce « futur présidentiable » ? Qui nous bassine jour après jour avec des « petites phrases » sur le couple Chirac-Sarko, et sur leurs ambitions respectives (mais si peu respectables) ? Qui relaie chaque opération de communication de Mr Flash-ball ? Son directeur de communication a pour objectif permanent « un jour = un événementiel à la gloire de Sarko », et les journalistes relaient ces soi-disants « événements ». Comment dès lors s’étonner de voir sa côte grimper ? Et plus elle grimpera, plus ces journalistes se croiront « justes » de parler de lui, de se faire son « porte-parole ». Et puis reconnaissons-le : la délinquance ne diminue pas (l’observatoire de la délinquance -créé de toute pièce par M. Sarkozy lui-même- le reconnaît, et ces statistiques pourtant malmenées aboutissent au même constat d’échec global) : elle se déplace parfois, et la délinquance financière, les crimes soutenus ici et là par la loi de l’argent-roi, et les crimes commis dans la Françafrique (voir les livres de F.X Vershave, éd. Les Arènes) ne font que perdurer voire croître.

Il serait donc temps pour certains journalistes de prendre du recul sur leurs pratiques et sur leur métier, leurs sources d’informations institutionnelles, et sur la fréquence de leurs flagorneries médiatiques à l’égard de tel ou tel discours ou idéologie (capitaliste, communiste...). Leur « média culpa » du 22 avril 2002 (sur la TF1/TFN notamment) est de la poudre aux yeux comparé à ce que nous subissons en raison de leur acharnement sarkostique quotidien. Qu’ils et elles cessent le feu, qu’ils et elles ouvrent les yeux, et qu’ils changent d’air, cela ne peut leur faire que du bien.

[13] -* Pour nous contacter :

-  CONTACT :

éditions le p’tit gavroche,

3 bis rue des lilas,

69008 Lyon - FRANCE

  • ATTENTION !

Notre Courriel : ptitgavroche@gmail.com est CONFIDENTIEL : ne nous abonnez pas à votre mailing liste sans notre accord préalable : nous sommes une petite équipe, merci de votre compréhension !

* Les personnes qui nous abonneraient à notre insu à leur mailing liste seront exclues et filtrées automatiquement par notre messagerie.

Merci donc de ne pas nous envahir de messages indésirables, nous sommes une petite équipe et n’avons pas de temps à perdre avec cela, merci !

 


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