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Enquêtez vous-mêmes ! par Indymedia Grenoble


lundi 6 février 2006, par Esteban

Vous êtes en train de consulter un article extrait du site Indymedia Grenoble, bonne lecture... __________________________________________

Quelques pistes pour enquêter soi-même

_________________________________________ écrit le 16/12/04 à 22:14:42 par indymedia-grenoble Cet article a été accepté par 2 modérateureuses. - Ne consommez pas Indymedia ! Nous ne sommes pas une équipe de journalistes indépendants dont il faut attendre l’information juste et pertinente. Nous ne sommes pas journalistes, nous ne faisons que proposer un outil (ce site internet, ou ce journal) pour que toutes les personnes qui partagent des critiques et des sensibilités puissent mettre en commun ce qu’ils savent. Nous voulons qu’indymedia soit un instrument de coopération, et non une source d’information dont on dépend. Nous voulons lutter contre la fonction de "journaliste", ce ou cette spécialiste de l’information, qui, derrière sa prétendue objectivité, possède un vaste pouvoir sur notre compréhension du monde et nos idées. Nous aspirons à une société où l’information circule vraiment, non pas des professionnel-le-s et des cartels vers les consommateurs/ices, mais de toutes les provenances et dans toutes les directions ; non pas pour nous gaver de faits spectaculaires et divertissants, mais pour creuser les débats qui doivent directement servir à chacun-e pour prendre sa vie en main, pour prendre des décisions de manière autonome dans une société que nous voulons un jour autogérée. Dans la manière même dont nous espérons faire fonctionner Indymedia, nous voulons donc en finir avec le journalisme : nous proposons aux lectrices et aux lecteurs de mener leurs propres enquêtes, à leur niveau, avec le temps dont ils et elles disposent. Nous pensons d’ailleurs que les critiques globales que nous adressons aux systèmes capitaliste, patriarcal, autoritaires, etc., sont encore plus fortes quand on les nourrit d’exemples locaux, précis, proches et d’autant mieux compréhensibles par les autres habitant-e-s de notre ville. La misère de notre monde est palpable au coin de la rue. Les lointains désastres humains et écologiques ont des racines qui plongent jusqu’à l’usine ou jusqu’au labo où nous travaillons, jusqu’aux cocktails de "nos" élu-e-s. Informons-nous, ici et maintenant ! Et partageons nos informations. La presse officielle La première chose à faire pour s’informer, c’est lire la presse institutionnelle. Se farcir des pages et des pages de publicité n’est évidemment pas un plaisir, mais on y trouve des citations ou des chiffres intéressants. Il faut mettre les pieds dans la merde pour l’humer avec application. Que disent les entrepreneur-e-s, que disent les conseiller-e-s municipaux-ales sur leurs projets ; que disent-ils ou elles pour justifier leurs projets ? Leur parole directe est souvent bien révélatrice. On pense généralement qu’ils et elles cachent bien leurs "sombres desseins", pourtant des informations ahurissantes paraissent parfois noir sur blanc, que ce soit dans leur course à la com’, ou dans des publications qu’ils et elles estiment sans doute (et trop souvent à juste titre) lues par leurs seuls pair-e-s. Lisons donc la presse officielle, découpons, trions les informations, relions-les entre elles (chose que les médias eux-mêmes s’abstiennent scrupuleusement de faire). N’oublions jamais, évidemment, de lire cette presse avec un oeil critique, et de garder en tête les intérêts qu’elle sert en relayant telle ou telle information. Et, autant que possible, lisons cette presse sans la soutenir de notre obole : plutôt que d’acheter les journaux, récupérons-les chez la dentiste, au bar du coin, dans les poubelles, par nos ami-e-s et parents, consultons-les à la bibliothèque. A Grenoble, signalons : - Le Dauphiné Libéré, la seule PQR (Presse Quotidienne Régionale) du coin, qui appartient au marchand d’armes Dassault. - Les publications officielles des mairies (par exemple les Nouvelles de Grenoble) et autres collectivités locales (le Metroscope, Isère magazine), véritables réclames pour les autorités... Que nous payons de notre poche (le budget communication de la ville de Grenoble, c’est 1,4 millions d’euros(1), autant que l’argent dépensé dans le budget logement). - Les revues économiques locales, où parle le patronat : Les Affiches de l’Isère et du Dauphiné, Acteurs de l’économie Rhône-Alpes, Objectifs Rhône-Alpes, Présences (le magazine de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Grenoble). - Les lettres des différents partis, qui pour mieux s’entre-déchirer, décrivent un peu les embrouilles et débats internes aux institutions. - Les journaux plus ou moins militants du coin (l’Inter-peuples du CIIP, Isère nature de la MNEI, Mountain wilderness...). - Les gratuits : Petit Bulletin, Sortir, Spot, qui publient parfois de petits articles sur la politique culturelle ou sportive locale. - Les hors-série locaux des gros magazines d’actualité comme le Point, le Nouvel Observateur, l’Express... - Les magazines de montagne, si le thème qui nous intéresse concerne les environs de Grenoble (A51, téléphériques, industrie du ski, industrie du tourisme, etc.) : Alpes loisirs, Alpes magazine, Montagne expansion/aménagement (qui s’adresse davantage aux élu-e-s et patrons...). A noter que la plupart des magazines de montagne appartiennent à deux groupes de presse, Nivéal et Glénat. - D’autres médias locaux, télévisions (M6, France 3), radios (France Bleu Isère, etc.) Internet Internet est bien sûr une source privilégiée d’information, pour peu qu’on y ait un accès facile. De très nombreux sites apportent des données et des réflexions critiques : sites spécialisés (environnement, prisons, patriarcat, anti-pub, mondialisation capitaliste, etc. etc.), sites de revues ou organisations, sites d’actualité (parmi lesquels indymedia), bibliothèques en ligne (des brochures et même des livres entiers consultables et téléchargeables), etc. Mais notons également les sites des entreprises et des collectivités locales, où l’on recueillera profitablement la voix des dominant-e-s. Ne négligeons pas non plus les forums : les internautes y échangent photos, références, liens parfois précieux. Enfin, pour trouver tous ces sites, Google.fr est un outil pratique : en tapant le sujet de notre recherche, en ajoutant par exemple le mot "grenoble", on tombera sur une quantité parfois surprenante de pages internet pour nous renseigner, avec différents points de vue. Les bibliothèques Les bibliothèques municipales sont accessibles gratuitement, et l’abonnement annuel (pour emprunter les livres) est modique (2). Profitons-en... De nombreux périodiques institutionnels (la plupart de ceux évoqués plus haut) y sont consultables, et stockés pour plusieurs mois. A la bibliothèque d’étude et d’information (3) on peut en faire des photocopies. Et surtout, on a accès à des archives thématiques qui, depuis plus de quarante ans, rangent dans de grands classeurs annuels les coupures de presse de quelques quotidiens ou mensuels locaux, et même de quotidiens nationaux, dans les cas où ceux-ci sortent un article sur un événement grenoblois. Ces archives sont une chance pour l’enquêteur ou l’enquêtrice, même si les thèmes de classement ne sont pas toujours ceux que nous aurions choisi : ils permettent de retracer, sur quelques années, l’historique d’une problématique locale. Les classeurs des trois dernières années sont directement consultables ; on peut demander les autres à l’accueil, moyennant une petite fiche à remplir et quelques minutes d’attente. Voilà pour les bibliothèques municipales ; on peut leur ajouter les bibliothèques universitaires, en particulier celle de Sciences po (elle aussi munie d’archives thématiques, mais réservées aux étudiant-e-s de l’école), les archives départementales (4), le centre de documentation de la Maison de la Nature et de l’Environnement (5), celui du Centre d’information Inter-Peuples (6)... Et l’infokiosque des 400 Couverts (6), qui du haut de ses 1000 publications et de ses dossiers thématiques de tracts et articles, propose modestement mais sûrement un panorama des analyses alternatives et révolutionnaires de l’actualité et de la société en général. Enfin il y a l’enquête... Toutes les pistes évoquées ci-dessus concernent finalement plus la collecte d’informations que "l’enquête" à proprement parler. Mais elles sont déjà nombreuses et riches d’exemples et d’arguments... Si on dispose d’encore plus de temps, on peut profiter de toutes les opérations de com’ des collectivités locales ("la Plate-forme" (7)...) ou des entreprises (visites guidées...) pour mieux connaître ce qu’on attaque. On peut saisir les diverses occasions d’entendre les autorités politiques ou économiques, et de leur poser des questions (conférences et pseudo-consultations sont annoncées par affichage, dans le petit bulletin, dans le Dauphiné libéré). On peut également se rendre aux guichets des institutions qui nous intéressent, et demander en tant que simple grenoblois-e tel ou tel rapport censé être public, tel ou tel chiffre (il est intéressant, le cas échéant, de noter quelles informations sont "censurées" et inaccessibles). On peut lire les ouvrages entiers qui sont parus sur l’histoire politique récente de Grenoble ("Le mythe blessé", "le système Carignon",...), on y redécouvrira avec intérêts certains noms, certaines logiques qui oeuvrent encore aujourd’hui. On peut encore mener des entretiens, chercher les informations à travers des réseaux de relations, fouiller les compte-rendus de conseils municipaux, etc. etc. Mais sans aller jusque là, le simple fait de pousser d’un gramme notre curiosité, de mettre notre nez là où on n’est pas habitué à le mettre, de lire autre chose que ce que nous recevons d’ordinaire, d’être observateur et observatrice, permet d’obtenir assez vite une compréhension plus avancée d’un sujet, d’affûter notre réflexion et nos critiques, sans dépendre de leaders ou d’idéologies pré-mâchées en vogue. Pourvu qu’indymedia soit un bon outil pour aller dans ce sens ! N’hésitons donc pas à faire profiter les autres utilisateurs et utilisatrices d’Indymedia des recherches que nous faisons, en utilisant la colonne de publication ouverte... Si de plus nous prenons l’habitude d’indiquer nos sources quand nous partageons nos petites (ou grandes) enquêtes, non seulement nous leur donnons plus d’assise et de crédibilité, mais nous communiquons à tous et toutes les moyens qui nous ont permis de trouver nos informations, et nous rendons cette pêche aux infos moins obscure, plus accessible. 1. D’après Gilles Kuntz, conseiller municipal. 2. 13 euros par an pour les habitant-e-s de Grenoble et pour les étudiant-e-s de l’agglomération, gratuit pour les chômeurs et chômeuses. 3. BMEI, 12 bd Maréchal Lyautey, tram A Chavant, ouvert mardi, mercredi et vendredi de 10h à 19h, jeudi de 13h à 19h, samedi de 10h à 17h. 4. Archives départementales de l’Isère, rue A. Prudhomme, ouvert du lundi au vendredi de 9h à 17h, samedi de 8h45 à 11h45. 5. MNEI, 5 pl. Bir-Hakeim, ouvert lundi de 13h à 19h, mercredi de 10h à 12h et de 13h à 19h, mardi, jeudi et vendredi de 13h à 18h. 6. CIIP, à la Maison des Associations, 6bis rue Berthe de Boissieux, permanences du lundi au vendredi, de 13h30 à 18h. 7. Au Chapitonom, 4 traverse des 400 Couverts, ouvert pendant les activités publiques, consulter pour cela le programme du Chapitonom, par exemple sur le site http://inventati.org/nebuleuse. En février 2006 à l’heure où nous reproduisons ce texte sur ce site, le Chapitonom a dû changer d’adresse pour cause d’expulsion. 8. La Plate-forme est un lieu d’exposition et d’information sur les projets d’urbanisme de l’agglo, à l’ancien musée de peinture, place de Verdun, ouvert jeudi et vendredi de 13h à 19h, et le premier samedi du mois de 13h à 19h.

 


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