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Biographie de M. Sarkozy : un article du site wikipédia


Wikipédia, encyclopédie libre en ligne

mardi 21 février 2006, par Esteban


Biographie courte de Nicolas Sarkozy

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre


-  Source : l’encyclopédie en ligne Wikipédia

Extrait du site :

« Il existe un désaccord quant à la neutralité de point de vue de cet article. Considérez-le avec précaution. Il est possible d’en discuter pour l’améliorer sur la page dédiée ou sur sa page de discussion. »

Nicolas, Paul, Stéphane Sárközy de Nagy-Bocsa, dit Nicolas Sarkozy (prononciation Fiche), né le 28 janvier 1955 dans le XVIIe arrondissement de Paris, est un homme politique français.

Il est président de l’UMP, ministre d’État, chargé de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire et Président du conseil général des Hauts-de-Seine. Il est conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine, dont il a été le maire de 1983 à 2002.

Sommaire 1 Biographie

1.1 Origine et enfance

1.2 Formation politique

1.3 Le soutien à Édouard Balladur

1.4 XIIe législature

1.4.1 Ministre de l’intérieur (2002-2004)

1.4.2 Ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie (2004-2005)

1.4.3 Ministre de l’intérieur (depuis 2005)

2 Carrière

2.1 Carrière élective locale

2.2 Carrière politique

2.3 Carrière parlementaire

2.4 Carrière ministérielle

3 Controverses et critiques

3.1 Autres critiques

3.2 Traitement médiatique

4 Citations

5 Œuvres

6 Bibliographie

7 Décorations

8 Divers

9 Voir aussi

9.1 Liens internes

9.2 Liens externes

-  Biographie

Origine et enfance

Fils d’un Hongrois, Pál Nagy-Bocsa y Sárközy né à Budapest, en 1928, dans une famille de la petite aristocratie hongroise, possédant des terres et un petit château à Alattyán, à 100 km de la capitale.

Son grand-père était un juif séfarade - mais Nicolas Sarkozy est un catholique baptisé.

À l’arrivée de l’Armée rouge en 1944, la famille choisit l’exil. Après de nombreuses péripéties à travers l’Autriche et l’Allemagne, Paul Sarkozy rencontre un recruteur de la Légion Étrangère à Baden-Baden. Il signe pour cinq ans et fait ses classes en Algérie à Sidi-Bel-Abbès. Il est cependant déclaré inapte au départ en Indochine, puis démobilisé à Marseille en 1948. Son nom est francisé en « Paul Sarkozy de Nagy-Bocsa ».

Devenu publicitaire, il rencontre Andrée Mallah en 1949 qu’il épouse. Cette dernière, fille d’un médecin du XVIIe arrondissement de Paris, est alors étudiante en droit.

Nicolas Sarkozy naît en 1955.

Il a deux frères : Guillaume, né en 1952, futur patron dans le textile (un temps vice-président du MEDEF) et François, né en 1957, qui deviendra pédiatre puis chercheur en biologie.

* (Ndlr : le MEDEF est le mouvement des patrons de France. Ses positions politiques et économiques sont connues : ultra-libéralisme revendiqué, luttes incessantes pour l’abolition du Code du travail et de nombreux droits accordés aux travailleuses, travailleurs, salarié-es, chomeuses et chômeurs, revendique la baisse des charges patronales, la flexibilité du travail au coeur des entreprises...).

Lorsque Paul Sarkozy quitte le domicile conjugal en 1959, sa femme reprend ses études pour élever ses enfants. Elle devient avocate au barreau de Nanterre. Elle plaidera dans l’affaire Villarceaux.

Paul Sarkozy convolera encore trois fois en noces. Du second de ses mariages, il aura deux autres enfants : Caroline et Olivier.

Nicolas Sarkozy passe son enfance dans le XVIIe arrondissement de Paris puis à Neuilly-sur-Seine. Il est élève au lycée privé Saint-Louis de Monceau. Assez mauvais élève, il redouble sa sixième au lycée public Chaptal.

Ce passage du privé au public ne durera qu’une année scolaire. Il obtiendra le baccalauréat B en 1973, et la famille s’installe à Neuilly.

-  Formation politique

Nicolas Sarkozy en 1983.

Il adhère à l’Union des démocrates pour la République (UDR) en 1974 et milite pour l’élection de Jacques Chaban-Delmas, puis est délégué départemental des jeunes de Hauts-de-Seine en 1975.

En 1976, il adhère au Rassemblement Pour la République (RPR) nouvellement créé, sous le parrainage de Charles Pasqua dont il déclarera « Tout le monde sait que je suis son double » en 1983.

Il devient responsable de la section de Neuilly en 1976, secrétaire de la circonscription Neuilly-Puteaux en 1977, élu conseiller municipal de Neuilly en 1977, 37e de liste sur 37.

Après des études à l’université Paris X (« un élève sérieux » d’après maître El Assaad, professeur de Droit des affaires), il sort diplômé en droit public et en sciences politiques : maîtrise de droit privé en 1978. En 1978, il est appelé sous les drapeaux, avant d’entrer à l’Institut d’études politiques de Paris, sans parvenir à en être diplômé.

Il soutient en 1981 un mémoire de DEA sur le référendum du 21 avril 1969.

Le 23 septembre 1982, il épouse Marie-Dominique Culioli, fille d’un pharmacien corse de Vico (village d’un millier d’âmes au nord d’Ajaccio) dont il a deux fils, Pierre, (né en 1985) et Jean (né en 1987). Son témoin de mariage est Charles Pasqua.

Il est président du comité de soutien des jeunes à la candidature de Jacques Chirac en 1980.

En 1981, après avoir longtemps hésité à devenir journaliste, il se résout au dernier moment à passer le certificat d’aptitude à la profession d’avocat, sur les traces de sa mère. Il est embauché dans la foulée par l’avocat Guy Danet.

Il devient maire de Neuilly-sur-Seine à 28 ans, en 1983, en succédant à Achille Peretti, décédé, mais aussi en prenant de court le prétendant en titre, Charles Pasqua, hospitalisé pour une opération de hernie.

Il est chargé de missions en 1987 pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques au sein du ministère de l’Intérieur. Il est en fait, le conseiller en communication du gouvernement à l’époque de l’accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl.

Il est député à 34 ans et ministre du Budget à 38.

En 1984, il rencontre Cécilia Ciganer-Albeniz, lorsqu’en qualité de maire de Neuilly il la marie à l’animateur de télévision Jacques Martin, qu’elle quittera pour lui en 1989. Après un divorce difficile, ils se marieront en octobre 1996.

Il aura pour témoins Martin Bouygues et Bernard Arnault.

Ils ont un fils, Louis, né en 1997.

En 1993, il négocie directement avec le preneur d’otage (HB - Human Bomb), qui avait réclamé de négocier avec le pouvoir, lors de l’affaire de la maternelle de Neuilly. On le voit à la télévision sortir de l’école en portant un enfant. Selon un autre reportage, le responsable des forces de l’ordre le fera écarter peu après en demandant « qu’on laisse faire les professionnels ».

Le soutien à Édouard Balladur

Lors du ras-de-marée de la droite, en 1993, il est élu député de Neuilly puis nommé ministre du Budget dans le gouvernement d’Edouard Balladur. Il y fait son apprentissage des rouages gouvernementaux.

Pour l’Expansion : « en vingt et un mois de pouvoir, Edouard Balladur, qui se présentait en arrivant à Matignon comme un piètre politique, a prouvé qu’il savait au moins autant que d’autres user des mesures électoralistes. Le budget pour 1995, préparé avec son fidèle Nicolas Sarkozy, en est le meilleur exemple. En façade, il ne cède pas à la démagogie préélectorale. En fait, il ne règle aucun problème de fond, comme celui du déficit des régimes sociaux. »

En 1995, il se range aux côtés d’Édouard Balladur pour la campagne présidentielle, ce qui lui vaut d’être qualifié de « traître » par les partisans de Jacques Chirac, qui gagne l’élection.

Aucun poste ne lui échoit. Au cours d’un bref passage à une réunion nationale du RPR, le 15 octobre 1995, il est sifflé.

En 1999, il devient brièvement président du RPR et conduit la liste de son parti aux élections européennes, marquées par le désistement de Philippe Séguin et une lourde défaite : sa liste arrive en troisième position, derrière celle de Charles Pasqua. Il démissionne du parti et songe à quitter la politique ; suivent une traversée du désert, et un livre, « Libre ».

XIIe législature

Ministre de l’intérieur (2002-2004)

Nicolas Sarkozy lors d’un congrès de l’UMP en 2004

En 2002, il participe activement à la réélection de Jacques Chirac. Celui-ci lui préfère Jean-Pierre Raffarin comme Premier ministre mais le nomme ministre de l’Intérieur, numéro deux du gouvernement.

Il impose un style musclé et fait de la sécurité sa priorité.

Jouissant d’une certaine popularité, omniprésent dans les médias, il déclare vouloir s’affirmer par l’action. En plus de Gilles de Robien, on lui attribue une part dans la chute du nombre d’accidents de la route du fait d’une politique répressive, particulierement sur les excès de vitesse.

Affichant un culte de la performance, il achève les négociations et la mise en place du Conseil français du culte musulman (CFCM), qui stagnaient depuis des années et intervient sur les dossiers de l’éducation et des retraites.

Il bénéficie d’un succès et essuie un échec en Corse : si Yvan Colonna, recherché dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du préfet Érignac, est arrêté alors qu’il échappait à la police depuis quatre ans, en revanche la proposition de réorganisation administrative pour laquelle il s’engage fortement, lors du référendum local du 6 juillet 2003, est rejetée.

-  Ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie (2004-2005)

Il est nommé ministre d’État, ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, dans le troisième gouvernement de Jean-Pierre Raffarin en 2004. Il axe dans un premier temps sa politique sur la réduction du déficit de l’État mais doit céder à la demande du président ; il annonce cependant le respect en 2005 par la France du pacte de stabilité.

Nicolas Sarkozy ayant ouvertement déclaré son intention de présenter sa candidature à l’élection présidentielle de 2007 et ayant laissé entendre qu’il briguerait la présidence de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) suite au départ d’Alain Juppé, Jacques Chirac, dans son entretien télévisé du 14 juillet 2004, le met en demeure de choisir entre ce dernier poste et le ministère.

Le Président français recadre ainsi son ministre par « Je décide, il exécute » qui est évidemment mal perçu par Nicolas Sarkozy.

Quelques mois avant le premier congrès de l’UMP, le mot d’ordre des cadres du parti était « tout sauf Sarkozy » (TSS).

Lors de la convention des 28 et 29 novembre 2004, il est élu président de l’UMP par les militants avec 85,1 % des voix. Le lendemain, il présente sa démission à Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin ; il est remplacé par Hervé Gaymard.

Il fait de son épouse un de ses principaux conseillers à ses ministères, puis son chef de cabinet en tant que président de l’UMP. Il met en scène son couple et s’affiche en famille dans les médias.

En mai 2005, des problèmes conjugaux sont longuement médiatisés, en particulier dans Le Matin, que Nicolas Sarkozy a annoncé son intention d’attaquer en justice pour « intrusion et atteinte dans la vie privée ».

Finalement le 26 août 2005, Paris-Match présente Cécilia avec Richard Attias en Une. Cécilia Sarkozy qui sera rapidement remplacée par Anne Fulda, une journaliste du quotidien Le Figaro.

-  Ministre de l’intérieur (depuis 2005)

Rencontre avec des membres des forces de police en compagnie de Jean-Pierre Raffarin, le 13 mai 2002 - Copyright David Mendiboure - Service photo de Matignon

Après le résultat négatif du référendum portant sur le Traité Constitutionnel Européen (29 mai 2005), le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin démissionne (31 mai 2005).

(ndlr : Mr Nicolas Sarkozy était favorable au TCE du 29 mai 2005 pour lequel il a voté favorablement)

Si Nicolas Sarkozy n’est pas nommé Premier Ministre, il obtient néanmoins le poste de ministre d’État, ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire, au second rang de préséance. Il explique entre autres vouloir « reprendre en main la DST et [...] éviter les coups tordus montés contre lui » et en évoquant « des officines qui, depuis six mois, ont pris [sa] famille pour cible ».

-  Cumul de mandats

Il cumule ainsi un poste ministériel régalien avec la présidence de l’UMP, alors que ce cumul avait été jugé impossible par le chef de l’État lors de son interview du 14 juillet 2004. Il conserve en même temps la présidence du Conseil Général des Hauts-de-Seine.

Selon le Canard enchaîné, Nicolas Sarkozy a convoqué au ministère de l’Intérieur le président-directeur-général des Editions First afin d’empêcher la parution d’un livre biographique sur sa femme, Cécilia Sarkozy.

Les relations entre le ministre et une parti des jeunes des quartiers se tendent, du fait de la politique de Nicolas Sarkozy et des mots parfois très crus qu’il emploie (« Kärcher, racaille », etc.). À la suite de la mort d’un enfant tué par une balle perdue lors d’un règlement de compte dans une cité de la Courneuve (juin 2005), il employe l’expression « nettoyer au Kärcher [la cité des 4 000] ». L’expression est aussitôt interprètée par les médias comme une attaque contre la population immigrée.

En octobre 2005, suite à la mort de deux adolescents dans un transformateur EDF, des émeutes éclatent en banlieue de Paris, qui se répandent en province.

Nicolas Sarkozy prône et applique une tolérance zéro, et annonce que les étrangers ayant participé aux émeutes, en règle ou non, seront expulsés du territoire.

Une partie de la gauche demande la démission du ministre alors que les médias jugent sévèrement son action.

Toutefois un sondage annonce une certaine proportion d’opinion favorable (68 % d’après un sondage de la société de consulting IFOP).

Suite à ces événements, l’état d’urgence (loi créée le 3 avril 1955, lors de la guerre d’Algérie) est déclaré.

Cela provoque un tollé dans diverses associations et organisations de défense des droits de l’Homme, car elle permet au gouvernement de contrôler à volonté la presse, les associations, organisations, et plus généralement toute forme de réunion ou manifestation.

Elle sera d’ailleurs appliquée le 11 novembre, sur une manifestation contre la réforme de l’UNEDIC. Décrété le 6 novembre, l’état d’urgence est ensuite voté pour trois mois à compter du 21 novembre 2005, puis levé après le 1er janvier 2006 (la nuit du réveillon étant chaque année riche en émeutes et en voitures brulées).

La fin 2005 est marquée par les nombreuses condamnations de la personne même de Nicolas Sarkozy, de la part de mouvements et des personnalités médiatiques de gauche.

Les Guignols de l’Info et Act Up font des démonstrations médiatiques afin de tracer un trait d’égalité entre lui et Jean-Marie Le Pen.

Le Figaro lui marque son soutien en réagissant le 22 décembre 2005 dans plusieurs articles, l’éditorial d’Alexis Brézet titrant « reductio ad sarkozum » (en référence à la Reductio ad hitlerum), un autre article fustigeant le « show biz ». Nicolas Sarkozy s’explique dans une interview, au ton tendu, avec Libération.[1]

-  Carrière

Carrière élective locale

Depuis 1977, Conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine ; 1983 - 2002, Maire de Neuilly-sur-Seine (60 364 habitants) ; (depuis 2002 : adjoint "hors rang") ; 1983 - 1988, Conseiller régional d’Île-de-France ; 1986 - 1988, Vice-Président du Conseil général des Hauts-de-Seine, chargé de l’enseignement de la culture ; Depuis 2004, Conseiller général du Canton de Neuilly sur Seine Nord, Président du Conseil général des Hauts-de-Seine.

Carrière politique

Dans le RER parisien avec Jean-Pierre Raffarin le 13 mai 2002 - Copyright David Mendiboure - Service photo de Matignon

En 1977, membre du comité central du RPR.

1978-1979, délégué national des jeunes du RPR.

1979-1981, président du Comité national des jeunes en soutien à Jacques Chirac pour l’élection présidentielle de 1981.

1988, secrétaire national du RPR, chargé de la Jeunesse et de la Formation.

1989, secrétaire national du RPR, chargé de l’Animation, de la Jeunesse et de la Formation. Co-directeur de la liste d’union pour les Élections européennes.

1992-1993, secrétaire général-adjoint du RPR, chargé des Fédérations.

Depuis 1993, membre du bureau politique.

1995-1997 porte-parole du RPR.

1998-1999, secrétaire général du RPR.

1999, président du RPR par intérim.

-  1999, tête de la liste RPR-DL pour les Élections européennes de juin mai 2000, élu président du Comité départemental du RPR des Hauts-de-Seine.

* Ndlr : DL (pour "Démocratie libérale") est un parti politique ultra libéral, longtemps dirigé par Alain Madelin (un ancien membre du groupe d’extrême droite Occident, durant les années 1960). Le groupe "DL" prône les valeurs du capitalisme sauvage.

Novembre 2004, élu président de l’UMP avec 85,1 % des voix.

-  Carrière parlementaire

Député des Hauts-de-Seine (6e circonscription des Hauts-de-Seine) : dates de ses mandats :

élu en 1988 (mandat jusqu’en mars 1993),

élu en mars 1993 (remplacé par son suppléant en avril 1993, après sa nomination comme ministre de l’Intérieur),

élu en septembre 1995 (après la démission de son suppléant, mandat jusqu’en mai 1997),

élu en mai 1997 (mandat jusqu’en juin 2002)

élu en juin 2002 (remplacé par sa suppléante Joëlle Ceccaldi-Raynaud, en juillet 2002, après sa nomination comme ministre de l’Intérieur),

élu le 13 mars 2005 (après la démission de sa suppléante, mandat venant en principe à échéance en juin 2007) ; lors de cette élection partielle, il est réélu au premier tour, avec 70,01 % des suffrages exprimés, et 41,38 % de participation ;

Membre des commissions parlementaires :

de juin 1988 à avril 1991 : membre de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République ;

d’avril 1991 à avril 1993 : membre de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales ;

d’octobre 1995 à juin 2002, membre de la commission des finances, de l’économie générale et du Plan.

député français au Parlement européen :

élu le 13 juin 1999, sur le quota réservé à la liste Union pour l’Europe, dont il était tête de liste. En raison de la loi sur le cumul des mandats (il était à ce moment-là maire de Neuilly, député des Hauts-de-Seine et député européen), il choisit, dans le délai imparti, de démissionner de son mandat de député européen, ce qui a entraîné la nomination automatique en remplacement du premier candidat non élu de la liste, son « bras droit » Brice Hortefeux, président du Comité départemental RPR des Hauts-de-Seine ; (commissions parlementaires à préciser).

Carrière ministérielle

Mars 1993 - janvier 1995, Ministre du budget, Porte-parole du gouvernement, puis chargé, à titre provisoire, d’exercer les fonctions du ministre de la communication (gouvernement Balladur) ;

Janvier - mai 1995, Ministre du budget, chargé d’exercer les fonctions du ministre de la communication (gouvernement Balladur) ;

Mai 2002 - mars 2004, Ministre de l’intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales dans le premier et dans le second gouvernement Raffarin ;

31 mars 2004 - 29 novembre 2004, Ministre d’État, Ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie dans le troisième gouvernement Raffarin.

A partir du 31 mai 2005, ministre d’État, ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire, dans le gouvernement Dominique de Villepin.

Controverses et critiques

Nicolas Sarkozy a suscité plusieurs controverses.

Il est particulièrement critiqué par la gauche, celle-ci l’accuse de populisme du fait du vocabulaire qu’il emploie parfois : « nettoyer au Kärcher [la cité des 4 000] » (à la Courneuve) ou le terme de « racaille » directement repris de la bouche d’une habitante d’Argenteuil pour parler des délinquants.

La gauche l’accuse également de privilégier les médias en défaveur des dossiers. En particulier, Julien Dray, qui s’occupe des questions de sécurité au Parti socialiste, nuance et critique ainsi fortement ses résultats sur la baisse de la délinquance, rappellant que, s’il existe une baisse générale des crimes et délits entre 2002 et 2005, ceux-ci ont augmenté dans les quartiers dits « sensibles ».

-  Le Syndicat de la Magistrature lui reproche une collusion d’intérêt : « ainsi comme ministre de l’intérieur, il est le supérieur hiérarchique du préfet chargé de contrôler la légalité des actes administratifs accomplis par le président du conseil général des Hauts-de-Seine... Nicolas Sarkozy »

Il est accusé par la gauche et le Conseil supérieur de la magistrature de remettre en cause la séparation des pouvoirs lors d’une de ses interventions sur l’affaire Cremel, où il demande qu’un magistrat soit « puni ». Il est rappelé à l’ordre par Dominique de Villepin. Pendant l’émission Pièces à conviction, du lundi 26 septembre 2005 (France 3), Nicolas Sarkozy évoque des arrestations en cours : « À la minute où je vous parle, des arrestations ont lieu. » Prémonition, coup médiatique ? L’émission était en effet enregistrée le mercredi après-midi précédent. Des députés socialistes demandent sa démission ; selon le cabinet du ministre, ce dernier évoquait des arrestations qui avaient eu lieu peu avant l’enregistrement.

Des associations comme Droit au logement protestent à l’occasion d’incendies de HLM, où il intervient pour expulser les locataires ou squatteurs, souvent immigrés, d’immeubles jugés insalubres et dangereux pour les occupants.

Autres critiques

Il lance une controverse (qui traverse l’échiquier politique), parlant de réformer la loi de 1905 sur la laïcité, en particulier dans son livre « La République, les religions, l’espérance ».

Ses projets de « discrimination positive » ou de quotas de l’immigration voient l’opposition franche du premier Ministre qui les juge contraires aux valeurs de la cinquième république.

Des associations portent plainte après l’utilisation d’un logiciel déjà condamné par la CNIL pour collecte illégale d’E-mails et l’envoi de spams par « L’Enchanteur des nouveaux médias », pour le compte de l’UMP sous sa présidence.

-  Le 6 novembre 2005, pendant les troubles dans les banlieues, l’UMP a acheté des liens publicitaires sur le moteur de recherche Google.

Si l’on tapait des mots tels que « Sarkozy », « Villepin », « Montebourg », « émeutes », « racaille », « banlieue », « bougnoules » etc., un lien publicitaire s’affichait renvoyant l’internaute qui clique dessus vers une pétition de soutien à la politique de Nicolas Sarkozy. [2] [3].

Egalement, de nombreux noms de domaines menant au site web de son parti ont étés achetés.

Dépositaire de nombreux textes de lois, très critiqués par, entre autres, la ligue des droits de l’homme, le collectif Iris, la ligue ODEBI.

Traitement médiatique

Discussion avec des jeunes d’Argenteuil à la veille des émeutes, le 25 octobre 2005 - Copyright TF1 - Journal de 20H00

Dans l’émission Arrêt sur image sur France 5 le 06/11/2005, un décryptage de la visite de Nicolas Sarkozy à Argenteuil est effectué.

L’analyse montre que les médias télévisés ont choisi de ne montrer que les scènes d’affrontements et de passer sous silences 45 minutes que le ministre a passé à discuter avec les habitants, dont des jeunes. Selon le chroniqueur de l’émission, il est frappant de remarquer la différence entre le discours des jeunes tel que montré à la télévision (« Sarko », « Sarkozy ») et celui des participants au débat spontané cette nuit là (« Monsieur Sarkozy », « Monsieur le ministre de l’intérieur »).

Françoise Laborde, présentatrice du journal de France 2 et invitée de l’émission, pose pour explication de ce traitement médiatique, d’une part la tentation d’aller au sensationnel, d’autre part un parti-pris des journalistes contre Nicolas Sarkozy.

Le même reportage montre les circonstances du mot « racaille » employé par le ministre : une habitante lui parle de sa fenêtre (la phrase est incertaine) « débarrassez-nous de cette racaille - vous voulez qu’on vous débarrasse de la racaille ? Eh bien on va vous en débarrasser ». Seule la seconde partie du dialogue est diffusée ; le mot « racaille » provoque de vives critiques. Nicolas Sarkozy répète et prend à son compte le terme quelques jours plus tard dans une émission politique, affirmant « dénoncer les racailles et les voyous ». Il martèle : « je persiste et signe ».

Tandis que le ministre de l’Intérieur affirme sur tous les médias le lundi 28 novembre 2005 que 70 à 80 % des personnes interpellées lors des violences urbaines avaient un passé de délinquant, la direction générale des Renseignements Généraux souligne qu’il s’agissait d’une « insurrection non organisée, sans leader » et précise que « les jeunes de la cité étaient habités d’un fort sentiment identitaire » reposant surtout « sur leur condition sociale d’exclus de la société française ». [4]

Citations

Voir Wikiquote

Wikiquote possède quelques citations de ou à propos de Nicolas Sarkozy.

Œuvres

1994 - Georges Mandel, moine de la politique ;

1995 - Au bout de la passion, l’équilibre - Entretien avec Michel Denisot ;

2001 - Libre ;

2004 - La République, les religions, l’espérance - Entretiens avec Thibaud Collin et Philippe Verdin, Éditions du Cerf.

2004 - Discours du 28 novembre - Lire le texte intégral

Bibliographie

Les deux Nicolas de Ghislaine Ottenheimer - Ed. Plon (1994)

Sarkozy, l’ascension d’un jeune homme pressé de Anita Hausser - éd. Belfond (1995)

-  Sarkozy, l’homme (trop) pressé. Les dossiers du Canard Enchaîné. (2003) - 82 pages (5 euros)

Le Rebelle et le roi de Béatrice Gurrey - éd. Albin Michel (2004) - 240 pages - Ce livre analyse les rapports Sarkozy-Chirac.

Sarko Star de Michaël Darmon - éd. Seuil (2004) - 400 pages - Ce livre analyse la « méthode Sarkozy ».

Sarkozy au fond des yeux de Nicolas Domenach - éd. Jacob-Duvernet (2004) - 267 pages

Nicolas Sarkozy ou le destin de Brutus de Victor Noir - éd. Denoël (2005) - 318 pages - ISBN 2207257517

Nicoléon, roman" de Serge Sautreau - l’Atelier des Brisants (2005) - 170 pages [modifier]

Décorations

Chevalier de la Légion d’honneur (12 février 2005)

Divers

Il a été l’un des initiateurs de Claude Chirac lors de son entrée en politique. En 1992, il est son témoin lors de son mariage avec le journaliste du Figaro Philippe Habert.

Son frère Guillaume Sarkozy a été vice-président du Medef.

Il a quelques amis proches dans le milieu du spectacle : Christian Clavier, Jean Reno, Michel Sardou et Didier Barbelivien.

Pour se définir, il a dit : « Si on ne voit pas le Mandel qui est en moi, alors on ne comprend pas ce que je fais. »

Député de la circonscription de Puteaux-Neuilly, il a et a eu pour suppléants Charles Ceccaldi-Raynaud, puis Joëlle Ceccaldi-Raynaud, ancien et actuel maires de Puteaux.

Administrateur de la "société d’économie mixte de neuilly" SEMINE

Administrateur de "l’établissement Public d’aménagement "Seine Arche"" EPASA

Dirigeant de la "SCI KATARPA" (biens immobiliers , Neuilly sur seine)

Président du Conseil Général des Hauts-de-Seine, depuis le 1er avril 2004

 


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